De la France à l’Europe : l’APP 3018, un modèle de lutte contre le cyberharcèlement
L’application 3018 constitue aujourd’hui un modèle opérationnel de référence dans la lutte contre le cyberharcèlement des enfants et des adolescents. Conçue pour répondre aux situations les plus complexes, elle permet non seulement de signaler des contenus et de conserver des preuves de manière sécurisée mais surtout d’assurer une prise en charge globale et continue des victimes au-delà du seul environnement numérique.
Une approche éprouvée, reprise dans le Plan d’action européen
C’est cette approche, éprouvée depuis 2022, qui a conduit la Commission européenne à s’en inspirer directement dans son Plan d’action contre le cyberharcèlement présenté à l’occasion du Safer Internet Day. Le plan prévoit en effet le déploiement, dans l’ensemble des États membres d’une application européenne reposant sur les mêmes fondements : accès facilité à l’aide via tchat, signalement sécurisé, conservation des preuves et articulation avec des dispositifs d’accompagnement.
Présentation au Parlement européen et continuité du dialogue avec les institutions
A cette occasion, l’Association e-Enfance/3018, représentée par Justine Atlan, Directrice générale, a été invitée au Parlement européen pour présenter son outil conçu à partir des réalités de terrain et des besoins concrets des victimes et de leur entourage. Cette invitation s’inscrit dans la continuité des échanges déjà engagés avec les institutions européennes où en fin d’année 2025, l’Association avait eu l’occasion de présenter l’application et le rôle du 3018 à la Commission européenne et en particulier au Commissaire européen Glen Micallef, à l’origine du Plan d’action contre le cyberharcèlement.
Une reconnaissance européenne et une coopération de long terme
Membre du programme Better Internet for Kids (BIK+) et du réseau Safer Internet depuis leur création, l’Association e-Enfance/3018 salue ce plan d’action et se réjouit de voir qu’un dispositif directement inspiré du 3018 a vocation à être déployé dans l’ensemble des États membres. Cette reconnaissance européenne constitue une étape vers une protection plus homogène des enfants face au cyberharcèlement. Elle s’inscrit également dans une dynamique de coopération de long terme, la première version de l’app 3018 ayant pu être développée et consolidée avec le soutien de la Commission européenne dans le cadre des politiques européennes de protection de l’enfance en ligne.
La modération ne suffit pas
De plus ce plan rappelle une réalité essentielle : la modération des contenus par les plateformes ne suffit pas. Dans de nombreuses situations, elle n’est qu’une première étape. Face à la gravité de certains cas et aux risques identifiés, la protection des victimes suppose une prise en charge qui dépasse largement le seul environnement numérique.
Une prise en charge globale, coordonnée et continue
C’est précisément le rôle du 3018 et de son application, qui permettent de traiter les situations de cyberharcèlement de manière globale, coordonnée et continue. Le dispositif vise à garantir la sécurité et le soutien des victimes dans la durée, en combinant accompagnement psychologique, gestion de l’urgence, orientation vers les services compétents, y compris les services de protection de l’enfance lorsque nécessaire, et soutien juridique, notamment pour l’information sur les droits, l’aide au dépôt de plainte et la constitution des preuves. Cette approche intégrée repose sur une coordination étroite entre les acteurs institutionnels, éducatifs et territoriaux, et, lorsque la situation l’exige, sur la mobilisation des autorités compétentes.
Contribution au Plan européen et appel aux États membres
Pleinement engagée dans la mise en œuvre du Plan d’action européen contre le cyberharcèlement, l’Association e-Enfance/3018 contribuera activement aux travaux relatifs aux lignes directrices sur les signaleurs de confiance en tant que premier signaleur de confiance reconnu.
Forte de son expertise de terrain et des actions de prévention qu’elle mène auprès des enfants, des adolescents, des parents et des professionnels, l’Association contribuera également au renforcement des ressources de prévention et des formations en matière de cyberharcèlement à destination des acteurs éducatifs, sanitaires, sportifs, judiciaires et de l’application de la loi, tels que prévu dans le Plan.
Elle appelle enfin les États membres à se saisir pleinement de ce plan, en particulier en permettant l’intégration des applications nationales de sécurité en ligne dans les outils de signalement et de soutien des plateformes, condition indispensable pour rendre le signalement plus simple, plus efficace et réellement protecteur pour les enfants et les adolescents.
→ En savoir plus sur l’app 3018

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