Surexposition aux écrans

Les impacts négatifs de la surexposition aux écrans sur la santé des jeunes

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des lycéens déclarent être connectés aux équipements numériques en permanence (e-Enfance/lab Heyme/Opinion Way, 2020)

Les effets néfastes de la surexposition aux écrans sur la santé des enfants

La multiplication du nombre d’écrans au sein des foyers offre aux enfants de nombreuses sources de divertissement et d’information. Un usage excessif ou mal maitrisé peut aussi avoir des effets néfastes sur leur santé physique ou psychologique.

  • Problèmes de concentration, de mémorisation : la baisse des résultats scolaires, un repli sur soi  peuvent vous alerter.
  • Troubles du sommeil : la lumière bleue des écrans bloque la libération de mélatonine, l’hormone du sommeil. L’horloge interne et les cycles de sommeil s’en trouvent perturbés.
  • Troubles du comportement et conséquences psychologiques : rupture du lien social, complexes, baisse de l’estime de soi, anxiété, stress, dépression, changements d’attitude et d’humeur.
  • Conséquences physiques : fatigue oculaire, migraines, mauvaise posture, surpoids (liée à une inactivité et au grignotage devant les écrans).

Tous ces éléments sont autant de signaux d’un usage excessif des écrans.

La surexposition aux écrans soulèvent aussi d’autres questions relatives à l’addiction aux jeux vidéo ou aux jeux de hasard en ligne, à un risque accru d’exposition aux contenus choquants ou inadaptés ou encore aux mauvaises rencontres en ligne, qui  peuvent engendrer cyber-harcèlement, arnaques en ligne, pédophilie, etc.

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Que faire pour retrouver la maîtrise des outils numériques ?

La surexposition aux écrans n’est pas toujours qu’une question de temps passé sur les écrans. C’est aussi une question d’équilibre entre une variété d’activités.

Si vous constatez que votre enfant passe beaucoup de temps devant les écrans, vous pouvez mettre en places plusieurs choses pour faire évoluer sa pratique :

  • Adaptez les équipements en fonction de l’âge de votre enfant avec la règle 3-6-9-12 (développée par le psychanalyste Serge Tisseron) : pas de télévision avant 3 ans ; pas de console de jeu personnelle avant 6 ans ; pas d’internet non accompagné avant 9 ans ; pas de réseaux sociaux avant 12 ans.
  • Instaurez des moments et des lieux sans connexion avec la méthode des 4 « Pas » de la psychologue Sabine Duflo : Pas d’écran le matin ; pas d’écran pendant les repas ; pas d’écran dans la chambre ; pas d’écran avant de s’endormir.
  • Incitez-le à faire des pauses : c’est le principe des 20/20 : toutes les 20 minutes, regardez à 20 mètres pendant 20 secondes. Cela permet notamment de pallier la sécheresse oculaire.
  • Adoptez une approche ludique : Proposez à votre enfant un challenge quotidien pour améliorer (réduire !) son temps de connexion. Programmez une alarme et dès qu’elle sonne, changez d’activité !
  • Imposez des rituels de déconnexion en famille : par exemple, un soir par semaine sans écran.
  • Montrez l’exemple : Limitez vous-même votre temps d‘écran. Coupez vos notifications afin de diminuer les sollicitations et passez en mode avion pour ne pas être dérangé.
  • Communiquez : Expliquez à votre enfant le rôle de la dopamine (hormone du plaisir) et de la mélatonine (hormone du sommeil) qui sont stimulées par les écrans et qui justifie d’en limiter leur usage à certains moment de la journée. La pédagogie permet d’expliquer pour éviter l’interdiction qu’il aura souvent envie de transgresser.

S’il est utilisé de manière non excessive le numérique peut en revanche s’avérer pratique pour améliorer son bien-être et sa santé : exercices de relaxation en ligne, applications pour gérer ses paramètres santé.

Le saviez-vous ? Certaines études montrent de meilleures capacités de résolution de problèmes chez les joueurs de jeux vidéo ! De quoi se réconcilier avec une pratique (non excessive !) de vos enfants…

Pour aller plus loin

Cyberharcèlement

Réseaux sociaux

Jeux vidéo

F.A.Q Parents

F.A.Q Enfants / adolescents

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