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L’addiction aux jeux vidéo

Chez les enfants et adolescents de 10 à 17 ans, 56% jouent quotidiennement aux jeux vidéo et 84% chaque semaine (Etude SELL/Médiamétrie, 2019)

L’addiction aux jeux vidéo n’est malheureusement pas un mythe. Toutefois, il est important de distinguer un comportement “normal” vis-à-vis des jeux vidéo, notamment lorsqu’il s’agit d’une passion pour l’enfant, d’un comportement addictif qui peut nuire à sa santé physique et mentale. Plusieurs éléments sont à prendre en compte, à commencer par le jeu et le joueur.

Comment identifier un comportement addictif aux jeux vidéo ?

Si vous êtes inquiet pour votre enfant parce que vous craignez qu’il souffre d’une addiction aux jeux vidéo, vous pouvez évaluer la situation en recourant aux 7 questions clés du psychologue américain Mark Griffith :

  • Votre enfant joue-t-il presque tous les jours ?
  • Votre enfant joue-t-il longtemps sans s’arrêter (3 à 4 h de suite) ?
  • Votre enfant joue-t-il pour «l’excitation» ?
  • Votre enfant est-il agité et irritable quand il ne peut pas jouer ?
  • Votre enfant a-t-il abandonné ses relations sociales ou ses activités sportives au profit des jeux vidéo ?
  • Votre enfant joue-t-il au lieu de faire ses devoirs ?
  • Votre enfant essaye-t-il d’arrêter de jouer sans y parvenir ?

Si vous comptabilisez au moins quatre réponses positives, il faut y voir un signal d’alerte quant à la relation que votre enfant entretient avec les jeux vidéo. Dans ce cas, n’hésitez pas à faire appel à une aide extérieure. Vous pouvez nous contacter au 3018.

Addiction aux jeux vidéo : la nature du jeu

Certains jeux vidéo sont plus addictifs que d’autres. 

Il s’agit principalement des jeux de rôle massivement multi-joueurs (MMORPG) qui permettent aux joueurs de vivre des aventures dans des univers souvent fantastiques, à travers leurs avatars. Quêtes et énigmes peuvent nécessiter de rejoindre une équipe. Tout est fait pour que les joueurs passent du temps sur la plateforme. D’ailleurs, les univers sont dits persistants puisque le jeu ne s’arrête virtuellement jamais tant le champ des possibilités est large. C’est pourquoi, les MMORPG peuvent mener à passer beaucoup de temps devant les écrans.

C’est pour cela que certains spécialistes recommandent d’éviter les jeux de rôle massivement multi-joueurs avant l’âge de 16 ans, et ce même si certains jeux sont classifiés 12 et plus par la signalétique PEGI, à l’instar de World of Warcraft.

Ce type de jeu peut rapidement devenir un refuge pour les enfants et les adolescents qui ont une tendance naturelle à s’isoler ou qui rencontrent des problèmes à l’école ou au sein de la famille. Il faut donc être vigilant à ce que le jeu ne devienne pas un moyen de s’échapper de la réalité et reste un loisir comme un autre.

D’autres types de jeux vidéo peuvent être plus facilement des facteurs d’addiction. Il s’agit principalement :

  • des jeux de tir dont le caractère immersif provoque des montées d’adrénaline, ce qui peut captiver l’attention du joueur pendant de longs moments ;
  • des jeux de stratégie, qui ont pour objectif d’éliminer de la carte les armées et les villes adverses, encourageant le joueur à terrasser l’adversaire avant de quitter le jeu. Ce n’est qu’à cette condition que le joueur se sent finalement en sécurité. Ce type de jeu réveille l’instinct de survie.
  • des jeux de gestion, qui plongent le joueur dans un univers créé par ses soins et ouvrant le champ des possibles. Le joueur est encouragé à passer de nombreuses heures devant son écran afin de perfectionner tous les éléments qui peuvent l’être. De plus, ces jeux fonctionnant souvent sur le principe d’un cycle nuit/jour virtuel, ils comportent également le risque de la distorsion de la perception du temps.

Addiction aux jeux vidéo : le joueur

Chez l’enfant, et plus particulièrement l’adolescent, plusieurs facteurs peuvent le rendre plus vulnérable et favoriser l’addiction aux jeux vidéo.

Ainsi, les adolescents particulièrement anxieux vont considérer les jeux vidéo comme une échappatoire leur permettant de s’extraire de la réalité et d’avoir le contrôle. De même, les adolescents “dépressifs” vont voir les jeux vidéo comme une source de plaisir immédiat bien qu’éphémère, et risquent donc d’en consommer plus souvent que nécessaire pour combler un manque dans le monde réel.

Les adolescents qui manquent de confiance en eux peuvent aussi être plus “fragiles” et ressentir le besoin de se créer un monde à part où ils se sentent plus forts.

De plus, de manière générale, l’environnement est un facteur éventuel de risque de dépendance aux jeux vidéo. En effet, un enfant qui souffre de harcèlement scolaire, qui subit trop de pression, qui se retrouve au milieu de conflits familiaux, etc. présente plus de risques d’avoir un usage excessif des jeux vidéo.

Toutefois, s’il continue de sortir avec ses copains et maintient ses résultats scolaires, il n’y a pas nécessairement lieu de s’inquiéter. Au contraire, si vous constatez un décrochage scolaire, et que votre enfant s’isole et abandonne ses copains et autres loisirs, vous devez y voir des signes d’alerte.

Dans tous les cas, les jeux vidéo ne sont pas une solution face à ces problèmes. Il sera parfois nécessaire de consulter un médecin ou psychologue si vous pensez que la situation est trop avancée.

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