Revue de Presse – L’Australie interdit les réseaux sociaux aux moins de 16 ans

L’Australie applique depuis ce mercredi 10 décembre une loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans. Les plateformes comme TikTok, Instagram ou Snapchat devront désormais supprimer les comptes appartenant aux utilisateurs de moins de 16 ans et mettre en place des systèmes de vérification d’âge pour s’y conformer. Une première mondiale, qui intervient dans un contexte de préoccupations croissantes autour des questions de la surexposition des jeunes aux écrans et de ses dérives.

 

Interrogée par de nombreux médias, Justine Atlan, Directrice générale de l’Association e-Enfance / 3018, rappelle qu’au-delà de l’âge auquel les mineurs peuvent accéder ou non aux plateformes numériques, l’enjeu se situe plutôt sur un système de vérification d’âge effectif et robuste :

« Nous sommes plutôt pour l’application de la règle des 13 ans que les réseaux sociaux eux-mêmes mettent en avant dans leurs conditions générales d’utilisation. Il faudrait déjà mettre en place des vérifications d’âge permettant que cette limite soit respectée. »

Elle souligne également que les outils actuels ne permettent pas une protection suffisante, une simple déclaration de majorité ne répond pas aux enjeux actuels de protection des mineurs.

 

Alors que 67 % des enfants de 6 à 10 ans* sont déjà présents sur un réseau social, la nécessité d’un environnement numérique dans lequel les mineurs peuvent être distingués des majeurs, et ainsi avoir accès à des services et des contenus adaptés à leur âge et à leur développement psychique est urgente.

 

Une expérimentation à observer de près :  Pour Justine Atlan, l’intérêt majeur de la démarche australienne réside dans les obligations imposées aux plateformes : « Ce qui va être intéressant à regarder, c’est les résultats des plateformes. ».

 

Cette mise en œuvre servira de terrain d’observation précieux pour la France. L’enjeu sera de mesurer l’impact réel des obligations imposées aux plateformes, l’efficacité des systèmes de vérification d’âge et les contournements éventuels pour en tirer des enseignements pour l’application de notre propre dispositif.

Ensemble, luttons contre le harcèlement et les violences numériques !