Plaintes pour cyberharcèlement : au commissariat, « on m’a ri au nez »
Elle est allée au commissariat une trentaine de fois. A sept reprises, seulement, elle est parvenue à déposer plainte. Le reste du temps ? «On m’a dit que je n’avais qu’à quitter les réseaux sociaux», «j’apportais des clés USB avec des preuves, ils en ont perdu trois», «on m’a ri au nez»… Delphine insiste ainsi pendant plus d’un an et demi pour faire avancer l’enquête. Pendant ce temps, chaque jour, l’étudiante alors âgée de 20 ans reçoit, sur Internet, des photomontages pornographiques avec son visage, des clichés d’elle pris dans la rue, des menaces de viol, des vidéos de masturbation… Des messages envoyés par des comptes anonymes.
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