L’interdiction du téléphone portable, déjà en vigueur dans les écoles et dans les collèges , s’étend désormais aux lycées. Interrogé sur BFMTV, Samuel Comblez, Directeur général adjoint de l’Association e-Enfance / 3018 et psychologue de l’enfance et de l’adolescence, livre son regard de professionnel sur cette mesure.
Une mesure cohérente, dans la continuité du collège
Pour Samuel Comblez, l’extension de l’interdiction au lycée s’inscrit d’abord dans une logique de cohérence. En reprenant le principe déjà appliqué à l’école et au collège, la mesure assure une continuité dans le parcours scolaire des élèves.
Il existe néanmoins une différence essentielle entre les collégiens et les lycéens : ces derniers, plus âgés, font généralement preuve d’une responsabilité plus grande dans leurs usages numériques. L’interdiction doit être accompagnée plutôt qu’une interdiction pure et simple.
Un effet reconnu sur le climat scolaire, sans disparition du harcèlement
Samuel Comblez reconnaît aussi un bénéfice concret à la mesure : elle devrait contribuer à améliorer le climat scolaire. Il pointe en particulier la question du cyberharcèlement, qui peut générer une forme d’anxiété chez certains élèves qui en sont victimes. En les empêchant de sortir leur téléphone en classe, la mesure devrait favoriser leur concentration. Il précise cependant un point important : cette interdiction ne fera pas disparaître le harcèlement en tant que tel, mais elle contribuera à apaiser le climat scolaire dans son ensemble.
Le risque d’une interdiction sans accompagnement
Selon Samuel Comblez interdire sans accompagner les jeunes dans leurs usages numériques pose question. Pour lui, la seule contrainte réglementaire ne suffit pas, elle devrait s’accompagner d’un travail pédagogique auprès des adolescents sur leur rapport aux écrans et aux réseaux sociaux.
C’est précisément le rôle de l’Association e-Enfance / 3018, qui intervient tout au long de l’année auprès d’élèves d’élémentaires jusqu’au lycée pour les sensibiliser selon leur âge et leurs usages aux dérives du numérique et les bons usages à adopter.
Retrouvez l’interview complète : BFMTV 27 août
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